Un sacrifice personnel en vue d'être à la hauteur du passé et de la grandeur de celui-ci. Ce passé était toute sa vie. Ce passé devenu souvenir, elle avait laissé la plus belle partie d'elle même avec lui. Et alors, c'était comme si elle avait dormi 1OO ans, comme si elle n'existait plus que pour revisiter ce bonheur, la nostalgie au coeur, mais n'arrivait plus à le ressentir, à y croire ou à changer le monde. Puis, des rires qui fusent des tripes, qui réveillent tout et font vibrer le monde entier et le ciel. Jusqu'à ce que les étoiles tombent et viennent remplacer les éclairages aux néons qui la rendaient aveugle au bonheur. Le bonheur se tient alors devant elle, fier, atteignable et indestructible comme un espoir..

# Posté le mercredi 03 juin 2009 07:02

Modifié le samedi 17 octobre 2009 08:53

_____Chut ! Tais-toi. Ne lui fais pas mal. Ne lui parle pas de départs, n'essaie même pas de lui dire que peut-être... Ne lui faire pas peur avec toutes tes peurs à toi, elle a déjà assez peur comme ça. Ne lui dis pas qu'elle est fragile et vulnérable face à la vie. Ne lui dis pas que ses rêves sont impossibles, que le monde est immense et qu'elle est toute petite, que les étoiles ne brillent pas que pour elle, qu'elle ne peut pas changer le monde, que la magie c'est que des trucages, qu'au fond il n'y a pas de lapin dans le chapeau, que l'amour fait mal, que la vie est trop souvent injuste, que les fleurs fanent, que l'homme est méchant, que le pardon ça n'existe plus, qu'il vient un temps où il faut grandir et devenir adulte, que le bonheur ça va, ça vient, mais ça ne reste jamais bien longtemps. Chut! Tais-toi. Si tu savais tout ce que ça lui demande de croire à tout ça et d'essayer de nous le faire croire aussi, d'essayer de partager son bonheur avec nous avec ses étoiles plein les yeux et son coeur gros comme le monde. Chut! Tais-toi. Laisse-la rêver et essaie, toi aussi.

# Posté le mercredi 17 juin 2009 06:39

Modifié le samedi 17 octobre 2009 08:18


______Le bonheur est éphémère, il passe sans s'arrêter, il s'attarde parfois, l'espace d'une illusion, mais rares sont ceux qui savent le retenir, le garder. Il est si fragile, si vulnérable, il suffit de trois fois rien pour l'effrayer, le voir fuir à jamais. Certes, il y a bien les souvenirs, mais quelqu'un les a électrifiés et connectés à nos cils, et dès qu'on y pense on a les yeux qui brûlent..

# Posté le samedi 04 juillet 2009 08:28

Modifié le mercredi 14 octobre 2009 13:06

Il y α eu, depuis, tαnt de choses qui ont été dites sur elles, mais nous n'αvons trouvé αucunes réponses. Finαlement ce n'est pαs leur âge, ou le fαit qu'elles soient des filles qui importαient le plus... Mαis seulement que nous les αyons αimé et qu'elles n'ont pαs entendu notre αppel, et qu'elles nous entendent pαs les αppeler αujourd'hui dαns cette endroit où elles se sont retirées αfin d'être seules pour toujours, et où nous ne pourrons jαmαis trouver les pièces mαnquαntes pour compléter notre souvenir d'elles..

Virgin Suicide.

# Posté le dimanche 12 juillet 2009 12:39

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 09:56

« On vit... comme des cons. On mange, on dort, on sort. Encore et encore. Et encore... Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent : on mange autre chose, on dort mieux ou moins bien, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustrés pour l'éternité, soit on y parvient et on se rend compte qu'on s'en fou. Et puis on crève. Et la boucle et bouclée. Quand on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. de l'inconnu. Du pire. Et puis qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Sinon on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame du rasoir jusqu'à ce que le sang gicle... »

# Posté le mardi 05 août 2008 08:31

Modifié le samedi 31 octobre 2009 06:24

J'ai vu son regard qui attendait des gens que ce qu'elle méritait, mais qui était tout de même plus qu'ils ne pouvaient lui donner. J'ai senti tout ce qu'elle ne disait pas, de peur de nous ennuyer avec son charabia, avec son mal, avec sa vie qui foutait le camp alors qu'elle avait tellement cru en elle. J'ai entendu tous ces détails de sa douleur qu'elle ne disait pas parce qu'au fond, on ne peut pas comprendre. J'ai vu les larmes qu'elle a versées, autant que celles qu'elles n'a pas osées. J'ai vu ses yeux fatigués qui regardait mon visage comme pour trouver un endroit où se reposer. Je l'ai vu si petite dans ce corps qu'elle ne reconnaissait pas et qui lui faisait si mal d'être le sien. Je l'ai vu essayé d'être grande alors que mettre un pied devant l'autre c'était lui demander de souffrir comme jamais personne n'a souffert. Je l'ai vue être forte, forte pour moi.Et moi je n'ai rien dit. Je suis restée là à la regarder. Presque sans la reconnaitre. Si je n'ai rien dit, c'est parce que les mots, ça ne reconstruit pas une vie. Et parce que pendant que j'étais là, à la regarder, à ne rien dire, à essayer de me montrer forte, plus pour moi que pour elle, je m'écroulais tranquillement, tranquillement, mais dans un vacarme assourdissant, je réalisais, pour la première fois, qu'elle avait été seule si souvent dans sa vie et qu'elle l'était plus que jamais, seulement à quelques mètres de moi..

# Posté le mardi 15 juillet 2008 16:48

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 04:42


" Ces terribles maux d'estomac me poursuivaient partout. Je voulais les anéantir, les annihiler, mourir quitte à y laisser ma peau, mais rien n'y faisait. Combien de fois j'ai voulu me faire exploser la tête, disparaître à tout jamais. L'idée du suicide finissait par hanter toutes mes pensées. Plus rien ne comptait que de stopper ce mal de ventre insupportable. souvent, Back Stage, je me tordais sur les amplis, je m'enfonçais le poing dans le ventre, vomissant tout et rien. Je ne pouvais même plus me désaltérer. Tout ressortait aussitôt et je savais que bientôt le public serait au guichet.
Je me préparais au concert, et je crachais du sang.. "

# Posté le mardi 28 avril 2009 18:11

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 09:39